Le cou relie la tête au buste et ainsi le cerveau au corps. N'oublions pas que tout part du cerveau et passe par le cou avant d'arriver à l'extrémité de votre corps. Même la partie la plus lointaine de votre corps est alimentée par un nerf qui est parti du cerveau est qui est ensuite passé par le cou avant d'arriver à l'extrémité de votre corps. Le cou supporte aussi le poids de notre tête soit a peu près 7 kilos. Faire des étirements du cou tout en douceur sans geste brusque est très important pour permettre à l'énergie qui part du cerveau d'alimenter le reste du corps sans perte. On peut tendre le cou vers la gauche, vers la droite, vers l'avant et vers l'arrière. Plus on travaille son cou plus l'amplitude des mouvements augmente. On travaille sa souplesse en se servant du poids naturel de sa tête . Le tout est de garder les épaules basses pour bien faire travailler la souplesse du cou. Ces étirements tout en douceur permettront d'éviter le grippage naturel qui se fait avec l'âge.
En complément il faut pas oublier d'étirer aussi ses épaules car les épaules sont très souvent mises a rude épreuve dans la vie de tous les jours. On porte toujours un poids sur ses épaules au sens physique comme au sens figuré. L'étirement régulier des épaules plus que la musculation libérera les tensions physiques et nerveuses de la vie de tous les jours et évitera l'apparition d'une raideur qui paralysera progressivement avec le temps les muscles du cou sans que l'on s'en rende compte. Cette raideur est la porte grande ouverte à toutes les pathologies qui apparaîtront à l'approche de la quarantaine.
En règle générale les personnes qui souffrent du cou ont de l'arthrose cervicale
ou une unco-arthrose qui est une inversion de la courbure naturelle et qui
provoque un rétrécissement des trous de conjugaisons. Ils ressentent une douleur dans les mouvements du cou ou une certaine raideur surtout le matin à froid. La douleur se manifeste certains jours et disparaît. Parfois elle
est plus intense et bloque carrément le cou engendrant un torticolis.
La région touchée la plus en cause se situe bien souvent au niveau de
la cinquième et sixième cervicale. Quelques manœuvres Ostéopathiques suffisent
bien souvent à soulager les personnes jusqu'à la prochaine crise. Les techniques
sont diverses et selon l'habilité du praticien les fréquences des séances
seront plus ou moins espacées. Il faut parfois être très doux et parfois être un
peu plus tonique en fonction de l'âge et des signes radiologiques du patient.
Les symptômes peuvent aller de la gène du mouvement à la névralgie cervico-brachiale
accompagnée de douleurs dans le bras qui sont liées par la compression des
racines nerveuses le long du rachis cervical. J'emploi un terme très simple pour
mes patients de façon à ce qu'ils comprennent en leur disant qu'ils ont une
sciatique du bras. Terme complètement faux au niveau médical mais qui permet de
bien saisir la similitude entre une sciatique de la jambe et son identique dans
le bras. Ce n'est qu'une image mais le principe est le même. La compression fait
que l'on ressent la douleur jusqu'au bout des doigts.
Pour exemple, imaginez un tuyau d'arrosage avec votre jet d'eau au bout
régulier. Pour une raison quelconque une personne vient faire une pression avec
son doigt à moment donné sur le tuyau et cela va provoquer un
affaiblissement de la pression du niveau d'eau à l'extrémité ou un arrêt total
de l'eau.
C'est la même chose pour votre bras ou votre jambe. La compression ou le
pincement va vous provoquer en plus de la douleur une perte de sensibilité de la
jambe ou du bras dans le cas le plus simple, soit une paralysie de vos
extrémités dans les cas les plus compliqués. |