Cholestérol
Questions/Réponses
Qu’est-ce qui bouche les artères si le cholestérol n’est pas en cause ?
L’athérosclérose est une pathologie qui évolue très progressivement mais qui n’est quasiment jamais total, donc jamais la cause de l’infarctus. Elle correspond à un rétrécissement de l’artère et se compose de deux mécanismes : la sclérose (pour 70 %) qui s’apparente à une tumeur bénigne (genre fibrome utérin) et l’accumulation de lipides (pour 30 %) comme les triglycérides, les phospholipides et les acides gras. En final, le cholestérol n’est que pour 10% dans les composants obstructifs des artères.
On peut avoir énormément de cholestérol dans le sang mais pas de plaques et avoir beaucoup de plaques et peut de cholestérol. Ensuite, on peut faire un infarctus avec peu d’athérosclérose et avoir les artères très abimées et ne pas avoir d’infarctus durant sa toute sa vie.
La question c’est de savoir comment arrive l’infarctus ? Dans 99 cas sur 100, l’infarctus est provoqué à la suite de la formation d’un caillot de sang (thrombus dans l’artère) qui est quelque fois le détachement d’une plaque d’athérosclérose d’un état stable à un état instable. Cet état d’instabilité d’une plaque n’est pas bien compris mais il semble qu’il s’agisse d’un type d’inflammation interne dans laquelle le cholestérol n’y est pour rien, celui-ci étant un médiateur de cette inflammation.
Que pensez alors des médicaments anti-cholestérols à base de statines ?
Ce que l’on sait c’est qu’ils ont des effets secondaires graves et qu’ils ne servent à rien, c’est l’avis de Michel de Lorgeril, un cardiologue chercheur du CNRS et de la faculté de médecine de Grenoble, qui a publié deux ouvrages à l’intention du public : cholestérol, mensonges et propagandes (2008) et cholestérol, 50 ans de mensonges (2007).
Les personnes prenant des médicaments à base de statines ont un taux de mortalité par cancer bien plus grand. Les autres effets secondaires sont : atteintes hépatiques, diabète de type 2, diminution de l’intellect lié au vieillissement prématuré des neurones etc.
L’effet secondaire le plus courant est la toxicité musculaire se traduisant par de la fatigue et des douleurs (une personne sur deux), ce qui interdit de pratiquer un sport régulièrement qui peut être de grand secours en cas de diabète, d’insuffisance cardiaque ou suite à un infarctus du myocarde. |