Cholésterol
De nos jours tout était clair pour lutter contre le cholestérol, on prenait des médicaments à base de statines. Mais avec le recul on a de gros doutes sur ce traitement. Officiellement le mauvais cholestérol (LDL) encrasse et bouche les artères, on en a toujours trop, et on risque un jour l’accident vasculaire cérébral. Cela se passe en silence et aucun symptôme n’est visible, jusqu’au jour où le cholestérol tue très vite, quasiment sur le coup pour 50% des cas, sans prévenir, en laissant pour les survivants des séquelles irréversibles. Mais bien heureux celui qui connaît les statines, un médicament qui désincruste le mauvais cholestérol et qu’il faut prendre, ma p’tite dame, même en prévention !
Il faut dire que les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité sur cette terre et que cela coûte très cher. Rien que pour la France on dénombre 180 000 décès soit 32% des décès totaux. Les anti-cholestérols (99% à base de statines) concerne en France 5 à 7 millions de personnes et un bon filon pour l’industrie pharmaceutique (chiffre d’affaire mondial de plusieurs milliards de dollars par an).
Selon le dosage de la molécule anti-cholestérol on peut compter sur une baisse de 30 à 60% du cholestérol, mais la diminution de la mortalité ce n’est pas sûr. En effet, des chercheurs (cardiologues, biochimistes, chirurgiens…) opposés à la pensée scientifique dominante n’accordent pas un rôle majeur au cholestérol dans les maladies cardio-vasculaires. Pour résumer, ils disent que le cholestérol n’a rien à voir dans le fait que les artères se bouchent, que le diminuer avec des médicaments ne sert à rien et donc que les statines n’ont pas le pouvoir de contrer les risque d’infarctus mais surtout que les effets secondaires des statines n’ont pas été suffisamment étudiés.
Quelles sont les bases scientifiques sur lesquelles ces dissidents se fondent pour contredire la théorie bien assise du cholestérol ? Avant tout, les mécanismes de l’athérosclérose et de la thrombose sont multifactoriels et extrêmement complexes. De plus, juste après la deuxième guerre mondiale, plus d’un scientifique ont fait des recherches sur des hypothèses différentes. La théorie du cholestérol était alors loin de faire le consensus car on n’arrivait pas à prouver qu’en faisant baisser le cholestérol on préservait des vies. Cette théorie ne s’imposa qu’avec l’arrivée en 1996 des statines car les avantages économiques étaient faramineux. Ensuite, parce que les agro-industriels de l’oléagineux avaient des margarines à écouler, des tests simples pour doser le cholestérol sanguin HDL et LDL sont apparus ainsi que l’arrivée de nouveaux médicaments anti-cholestérol dont les essais assurent qu’ils sont merveilleux.
Avec l’arrivée des statines la théorie du cholestérol c’est appuyé sur de grandes études, mais problème, celles-ci manque de clarté. Des dizaines d’études ont été analysées par le chirurgien cardiaque, Michel de Lorgeril, et d’autres scientifiques. Ils en concluent que celles-ci sont en partie tronquées, biaisées voire manipulées et les effets secondaires n’ont pas été étudiés ou minimisés.
L’étude ENHANCE de 2008 dont le but était de mettre au jour l’efficacité des statines dans l’hypercholestérolémie a montré pour certains médicaments une grande diminution du cholestérol mais aussi qu’il n’y avait pas de baisse du nombre de lésions dans les artères.
L’expert renommé, le Dr John Gofman de l’université de Californie, spécialiste dans les lipoprotéines écrivait dans le journal Science : «Certains assurent que le cholestérol sanguin est significativement élevé chez une majorité de patients atteints d’athérosclérose, alors que d’autres le contestent avec vigueur. On peut dire avec certitude qu’un nombre considérable de personnes souffrant des conséquences de l’athérosclérose ont des taux de cholestérol sanguin normaux.» Les examens d’autopsies confirment cela car ces personnes décédées dont le taux de cholestérol est élevé n’ont pas d’artères plus encombrées que celles dont le taux est bas ou «normal». Ces faits ont été constatés par plus d’un pathologistes et le premier à avoir pratiqué le pontage aorto-coronarien, le Dr Michel de Lorgeril, confirme en 1987, à l’occasion d’une conférence de presse, que les personnes qui ont un taux de cholestérol bas ont la même probabilité d’avoir de l’athérosclérose. Ces dires reposent sur des observations cliniques auprès de 15 000 patients et lors de 1 400 opérations. |