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Ostéopathie - Ostéopathe DO

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Ortie

 

Famille : Urticacées

Noms familiers : Ortie, grande ortie, ortie piquante, ortie brûlante, ortie piquante.
Noms botaniques : Urtica dioïca (grande ortie), urtica urens (petite ortie).

Période de floraison : printemps début automne.
Biotope : haies, fossés, jardins, décombres, prairies...
Distribution : Très commune jusqu’à 2.400 m.
Taille : 30 à 130 cm.

Utilisations : médicales, culinaires, horticoles.
Parties utilisées : Toute la plante.
Contre-indications : Aucune.

Effets secondaires : Aucun

Des piquants qui cachent mal l’amour :

Est-ce à cause de son contact urticant que l'homme la méprise ? Et si cet abord rébarbatif n'était là que pour décourager les sots qui ne jugent la valeur des choses et des êtres que par leurs apparences, quitte à rater tous les bienfaits qu'ils pourraient leur procurer ? Car, à l'inverse des êtres humains, l'ortie ne pique que si on ne la prend pas à rebrousse-poil, c'est-à­-dire en glissant une paume mi-fermée de bas en haut de sa tige. En réalité, c'est bien plutôt en raison de son ignorance des choses de la nature que l'homme fait si peu de cas de cette merveille végétale qu'est l'ortie, aussi ce qui suit arrive-t-il à point pour compenser cette indigne lacune.

 

Famille :
L'ortie fait partie d'une très grande famille, en effet, la famille des urticales possède pas moins de 2.200 membres. Ils sont donc classés en sous famille :

Les urticacées, exemple : ortiesles.
Les ceropiacées, exemple : grands arbres tel que le Musangales.
Les cannabinacées, exemple : chanvres (cannabis).
Les ulmacées, exemple : arbre tel que l'ormeles.
Les moracées, exemple : murier, figuier.

La grande ortie :
Elle a comme synonymes : ortie dioïque, ortie méchante, ortie grièche. Parmi les orties, la grande est la plus répandue et celle qui a le plus de propriétés mises à profit par l’homme. C'est une plante vivace entièrement couverte de poils piquants et irritants (dits urticants) dont la tige peut atteindre 0,50 à 1,50 m de haut ; elle est prodigieusement envahissante avec son rhizome qui donne d'innombrables rejets. Les tiges aux robustes tiges quadrangulaires dressées et non ramifiées sont robustes et toutes couvertes de soies et de poils urticants. Ses feuilles vert sombre, opposées, hérissées de poils urticants, ovales, pétilées, a dents aiguës sur les bords, sont velues sur les deux faces et se terminent par un sommet pointu. Ses fleurs unisexuées, verdâtres, portées sur des pieds différents, forment de petites grappes ou épis longs, dressés, disposés par paires à l'aisselle des feuilles en haut des tiges. Les fleurs éclosent de juin à octobre. Le périanthe femelle entoure un gynécée dont l'ovaire uniloculaire renferme un ovule orthotrope, dressé, presque central et est couronné d'un bouquet stigmatique de poils formant un pinceau. Les orties sont donc adaptées pour une fertilisation par le vent. Le fruit est un akène de forme elliptique renfermant une seule graine d'un millimètre de longueur. La grande ortie aime les endroits habités et se plaît partout où le sol est riche en matières organiques. On la trouve dans les haies, au bord des routes, des chemins, aux environs des villages, sur les coupes de bois, les décombres, les décharges publiques, dans les jardins, à la lisière des bois, au bord des voies ferrées, autour des maisons isolées.

La petite ortie :
Ses synonymes : ortie brillante, ortie grièche, ortie petite. La petite ortie se distingue de la grande notamment par sa taille : elle atteint généralement 50 à 80 cm, rarement 1 m de haute Elle est annuelle, c'est-à-dire qu'elle réalise un cycle complet sur une même année : germination, croissance, formation de fleurs, de fruits puis disparition durant la période hivernale (la grande ortie, au contraire, est vivace). Son rhizome survit en terre durant l'hiver, même Si ses parties aériennes (tiges, feuilles, fleurs) fanent. La tige de la petite ortie est souvent rameuse ; elle ne porte pas de soies mais uniquement des poils urticants. Les pétioles des fleurs sont souvent courts. Le feuillage présente un vert plus vif que celui de la grande ortie. Les feuilles sont aussi plus rondes mais à dents plus profondes que celles de la grande ortie. Soulignons encore que le même pied porte des fleurs mâles et femelles (espèce monoïque). Les fleurs mâles poussent horizontalement et sont orientées vers le ciel. Les fleurs femelles ont des tiges plus longues et retombent vers le bas. Les fleurs sont regroupées par sexe.

Histoire de la plante :
Urtica dioïca : "L'Ortie est qualifiée de très chaude car, quand on la touche, elle brûle et pique" nous dit la littérature pour expliquer les autres noms de l'Ortie : Ortie brûlante. Ortie méchante. Cette mauvaise herbe, détestée et détestable au premier abord, est pourtant l'une des plantes les plus utiles. L'Ortie pousse abondamment aussi bien dans les décombres et les lieux incultes, que dans les jardins. Elle est comestible : les jeunes pousses peuvent être consommées en soupe ou préparées à la façon des épinards.

Habitat et origine :
Originaire des régions tempérées de l'Eurasie, l'ortie est une herbacée vivace aujourd'hui naturalisée sur tous les continents où il y a des zones tempérées. Préférant un sol riche en azote, elle peut s'élever jusqu'à un mètre, et sa floraison, peu spectaculaire, se produit de juin à septembre. Elle colonise volontiers les abords des lieux habités qui sont négligés. Elle pousse dans les sols riches en azote, près des lieux habités (maisons, étables, etc.) et dans les jardins jusqu'à 2.400 m d'altitude. Plante commune dans toutes les régions tempérées, notamment d'Europe et d'Asie.

Historique :
L'ortie était bien connue des Grecs et des Romains. Les premiers, qui l'appelaient Alkalyphe, s'en servaient pour soigner la toux, la tuberculose, l'arthrite ainsi que pour stimuler la pousse des cheveux. La pratique de la flagellation thérapeutique avec des tiges d'orties remonte également à l'Antiquité. On la dit salutaire contre les rhumatismes. Nicholas Culpeper, célèbre médecin anglais de la première moitié du XVIIe siècle, la recommandait pour soigner les maladies des vaisseaux sanguins et des voies respiratoires.

En Europe, on la consomme volontiers en potage ou en salade, et il fut même une époque où son infusion était fort appréciée dans les salons mondains. Avec les feuilles de pissenlit et d'autres verdures printanières, les jeunes pousses d'ortie faisaient partie des "cures du printemps" qui ont été jadis si populaires. Notez que le pouvoir urticant des poils d'ortie est inactivé par la cuisson et le séchage ainsi que par le procédé d'extraction qui permet la fabrication de suppléments. En raison de sa haute teneur en chlorophylle, on a utilisé l'ortie comme colorant vert naturel dans les conserves de légumes. Tout comme celle du lin, la fibre d'ortie a servi à la fabrication de tissus et de papier. Les bons jardiniers connaissent, pour leur part, les vertus du purin d'ortie comme engrais naturel. Traditionnellement, ce sont les parties aériennes qu'on a utilisées comme agent médicinal ; l'emploi de la racine pour traiter l'hyperplasie bénigne de la prostate n'est apparu qu'au début des années Recherches.

 

Comment là reconnaître :

L'ortie est une plante aux poils urticants et une des rares plantes que l'on peut reconnaître les yeux fermés. Qui ne s'est jamais laissé surprendre par son contact irritant. Une fois touché, son contact est à jamais imprimée dans notre mémoire. Cette plante très envahissante a aussi ses particularités physiques, alors, regardons là de plus près :

L'ortie est une plante herbacée (aspect de l'herbe) elle possède des feuilles pétiolées, qui ont un limbe allongé et pointu. Ces feuilles de forme dentelée possèdent sur le dessus des petits poils ou aiguilles aux extrémités effilées. Au moindre contact, la pointe se brise en s'enfonçant dans la peau, elle laisse échapper un liquide urticant qui est injecté directement. Le produit que contiennent les poils urticants de l'ortie est riche en acide formique, ce qui procure cette désagréable sensation de démangeaison et de brûlure.

La tige ligneuse, (qui est de même nature que le bois) quadrangulaire est aussi parcouru de poils irritants comme ceux de la feuille. Ses fleurs, sont dépourvues de pétales, mais possèdent deux sépales.

L'ortie est une plante dioïque, ce qui veut dire que les fleurs mâles et femelles sont portées par des pieds ou plants différents. La reconnaissance des sexes est donc facile, vu qu'un pied d'ortie ne possède que des fleurs mâles ou femelles, et que les deux sexes ont une forme et une couleur différente.

Les fleurs femelles sont pendantes, de couleurs verdâtres avec quelques reflets de violet.

Les fleurs mâles sont étalées et jaunâtres.
La reproduction se fait par les insectes et le vent.
Ses racines à souche rampante et ses radicelles très fines apprécient les terrains riches en azote.

Elles peuvent s'enfoncer dans la terre à une profondeur de 70 cm. Les racines participent également à la reproduction, en drageonnant régulièrement.

 

SANTE

L'ortie est une source abondante de fer et ses feuilles sont employées dans l'industrie pour l'extraction de la chlorophylle, c'est dire si elle sont riches de ce pigment que l'on sait être doté d'une activité assainissante du milieu intestinal. La pureté intérieure gratuite ! Quand on sait le nombre de maladies qui profitent d'un milieu viscéral mal entretenu pour éclore, on ira vite faire "muqueuse neuve" grâce à l'ortie - qui purifie non seulement les entrailles, mais également le sang et le foie ; d'un tel nettoyage, il ne peut résulter qu'un teint plus éclatant, surtout si on complète cette toilette intérieure par des cataplasmes d'infusion de camomille sur le visage. Par ailleurs, à cause de sa richesse martiale et de son action anti-ménorragique, les femmes souffrant de règles trop abondantes gagneront à incorporer l'ortie dans leur alimentation habituelle, ne serait-ce que pour compenser leurs pertes en fer. Point d'anémie chez les mangeurs d'orties ! Qui plus est, riches en silice, ces mêmes orties crues et finement hachées seront utiles à la femme pour la prévention de l'ostéoporose, si possible en synergie avec des algues fraîches.

Pour nettoyer le système digestif et en améliorer le fonctionnement, on consommera cet adventice légume, légèrement cuite et coupée finement, que l'on mélangera intimement avec des pommes de terre cuites à l'eau et écrasées en purée, par exemple.

Usages historiques.
L'Ortie a été utilisée en médecine traditionnelle comme antispasmodique, diurétique, expectorant et pour le traitement de l'asthme. Elle a aussi été employée dans les cas de rhumatisme et d'inflammation de la prostate causant des difficultés à uriner. On dit que l'Ortie a les propriétés nécessaires pour corriger l'inflammation de la vessie, les étourdissements, les problèmes de la rate et des lymphatiques, les problèmes de foie et de peau tels que séborrhée, eczéma et psoriasis. L'Ortie nettoie la lymphe et favorise l'élimination des toxines. On dit aussi qu'elle restaure la couleur naturelle des cheveux et qu'elle peut favoriser la perte de poids. Grâce à ses propriétés antiseptiques et tonifiantes l'extrait d'Ortie est souvent utilisé comme lotion après-rasage ou comme facial.

La Commission E et l'ESCOP reconnaissent l'usage de la racine d'ortie pour soulager les difficultés de miction reliées à hyperplasie bénigne de la prostate (phases 1 et 2). Ces deux organismes reconnaissent également l'usage des parties aériennes de l'ortie pour irriguer les reins, la vessie et les voies urinaires en cas d'inflammation, pour prévenir et traiter les calculs rénaux et, comme traitement complémentaire, pour soulager les rhumatismes.

Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP).
Dans les années 1980, de nombreuses études au su (sans groupe placebo) portant en tout sur plus de 15.000 sujets ont conclu à l'efficacité d'un extrait d'ortie (de 600 mg à 1.200 mg par jour d'un extrait sec - 5 : 1, 20% de méthanol) pour soulager les problèmes de miction reliés à l'HBP. Cependant les résultats de ces études ne sont pas forcément fiables, car l'effet placebo peut être assez élevé chez les sujets atteints d'HBP.

Cependant, quatre études à double insu contre placebo portant en tout sur 210 sujets atteints d'HBP (phases 1 et 2) ont démontré qu'un extrait de racine d'ortie (600 mg par jour) soulageait significativement les différents problèmes de miction reliés à cette affection.

En 1995, une étude prospective au su (sans groupe placebo) menée auprès de 2.080 sujets traités avec un mélange d'extrait d'ortie et d'extrait de palmier nain arrivait également à des résultats positifs.2 De fait, l'ortie est de plus en plus utilisée en conjonction avec le palmier nain pour traiter ces problèmes. Une étude à double insu publiée en 1996 et portant sur 40 sujets confirmait les effets bénéfiques de cette combinaison. Puis, une étude à double insu d'une durée d'un an portant sur 543 sujets a démontré que la même combinaison des extraits des deux plantes (240 mg d'ortie et 320 mg de palmier nain par jour) était aussi efficace que le finastéride (Proscar®), un médicament de synthèse classique utilisé pour le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate. Les chercheurs ont également noté qu'à efficacité égale, le mélange des deux plantes provoquait moins d'effets indésirables que le médicament de synthèse, notamment au chapitre du volume de l'éjaculation, de la dysfonction érectile et des maux de tête. Ce traitement naturel combiné est de plus en plus accepté par la communauté médicale, surtout en Europe.

Au cours d'une étude portant sur 134 sujets atteints d'HBP, une préparation contenant un extrait d'ortie et un extrait de Pygeum africanum (une autre plante utilisée en cas d'HBP) a donné des résultats positifs.

Rhinite allergique (fièvre ou rhume des foins).
Les résultats d'une étude à double insu contre placebo menée auprès de 69 sujets indiquent qu'un extrait lyophilisé de feuilles d'ortie peut soulager sensiblement les symptômes de la rhinite allergique. Il s'agit d'un usage traditionnel de l'ortie qui, selon certains cliniciens, mérite une place de choix comme remède contre les allergies.

Arthrite.
On a traditionnellement appliqué les feuilles fraîches de la plante directement sur la peau (souvent sous la forme de flagellation...) pour soulager les douleurs arthritiques et rhumatismales. Une équipe de chercheurs britanniques a récemment imaginé un protocole original pour mener une étude clinique s'inspirant de cette pratique traditionnelle. On a d'abord fait pousser en pot de jeunes plants d'ortie ainsi que de Lamium alba, les deux plantes se ressemblant à s'y méprendre dans les premiers stades de leur croissance. On a ensuite distribué les plantes aux 27 sujets qui souffraient tous de douleurs arthritiques dans l'articulation située à la base du pouce. On leur a expliqué qu'on voulait tester l'efficacité de deux espèces d'ortie et qu'il leur suffisait de détacher, chaque jour, une feuille du plant et d'en appliquer l'envers sur la partie douloureuse durant 30 secondes. On les a prévenus qu'ils pourraient à l'occasion, mais pas nécessairement, ressentir une vive irritation passagère qui était absolument inoffensive. Les chercheurs ont utilisé la formule de l'essai croisé : on a d'abord remis des plants aux 27 sujets qui ont appliqué le traitement durant une semaine. Après une période de cinq semaines sans traitement, on leur a remis d'autres plants. Les résultats ont clairement démontré que le traitement à la feuille d'ortie permettait de soulager la douleur et la raideur de manière nettement plus marquée que le traitement au placebo. Le docteur Rudolf Fritz Weiss croyait que cet effet était dû à l'acide formique présent dans les poils de la plante. Selon lui, l'esprit d'ortie (un distillat alcoolique des parties aériennes) donnerait les mêmes résultats.

Par ailleurs, au cours d'un essai au su (sans groupe placebo) mené en 1997 auprès de 40 sujets souffrant d'arthrite, on a constaté que les feuilles d'ortie pouvaient potentialiser l'action anti-inflammatoire du diclofénac (anti-inflammatoire de synthèse largement prescrit aux arthritiques). On a pu, en donnant à manger aux sujets 50 g de feuilles bouillies (préparées comme des épinards), diminuer de 200 mg à 50 mg la dose de diclofénac nécessaire au soulagement des symptômes.

Un large spectre de vertus curatives.
L'ortie, consommée d'une manière courante, en tant que légume au même statut que les autres, assainit le milieu interne, dissout les cristaux d'acide, draine le foie, évacue les rétentions liquides diverses, améliore les rhumatismes des grands carnivores, régénère le sang, fortifie le corps (en raison de sa richesse en minéraux variés et de ses oligo-éléments), tout ceci d'autant plus encore qu'elle ne souffre pas de certaines pratiques délétères infligées par les jardiniers (engrais et traitements pathogènes, par exemple). Nombre d'utilisateurs et d'auteurs attribuent également à notre ortie une efficacité observable contre les irrégularités glycémiques, contre les hémorroïdes, la goutte, les douleurs rhumatismales, contre l'oligurie et les troubles de la prostate, ainsi qu'une certaine prévention de la calvitie (cataplasmes sur la tête). Dans de nombreux pays, on utilise traditionnellement la décoction d'orties dont on imprègne un cataplasme destiné à arrêter les saignements divers. Des feuilles d'orties fraîches écrasées avec les doigts et placées dans le nez, par exemple, arrêtent aussitôt le saignement.

L'ortie et les problèmes masculin.
Des études récentes ont confirmé la réalité de certaines vertus traditionnelles de l'ortie que l'on croyait folkloriques, notamment celles concernant la prostate. Selon la science médicale, l'inflammation et l'élargissement de la prostate sont due à la conversion, au sein de l'organisme, d'une partie de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT en abrégé). Or, des extraits concentrés de racines d'Urtica Dioïca (orties), empêchent que la dihydrotestostérone ne s'attache sur les sites récepteurs des cellules de la prostate ; ce qui revient à dire que cette dernière ne subit pas l'impact négatif de cette DHT. D'autres plantes, telles que le prunier d'Afrique et le palmier scie inhibent, quant à elles, la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone, d'où leur association fréquente avec l'ortie. On y associe également l'huile de pépins de courge "Lady Godiva" dont on peut cultiver soi-même les graines, à consommer séchées ou sous forme d'un macérât huileux très riche en zinc d'origine végétale dont la prostate est "friande". Les extraits de racines d'orties s'opposant à la conversion de la testostérone en un sous-produit nocif à la prostate, le DHT, il en résulte que davantage de testostérone devient de ce fait disponible pour la libido qui s'en trouve renforcée, puisque, comme on le sait, c'est la testostérone qui, au niveau physiologique, est responsable du désir. D'où sans doute cette réputation des graines d'orties à être aphrodisiaques, vraisemblablement aussi à cause de leur richesse en acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à la vie sexuelle.

Principes actifs majeurs.
La partie aérienne et la feuille d'ortie contiennent essentiellement des acides formique et acétique, de nombreux minéraux (calcium, chlore, magnésium, manganèse, potassium, soufre, zinc, et tout particulièrement du fer et du silicium), des vitamines (notamment B2, B5, B9, C, et provitamine A), certaines substances organiques (acétylcholine et histamine), et une très forte teneur en chlorophylle.

Formes d'utilisation.
Les formes habituelles d'administration de l'ortie en phytothérapie contemporaine sont la poudre totale sèche (micronisée, et de préférence cryobroyée) en gélules qui représente le totum végétal de la feuille dans toute son intégrité et toute son intégralité, et l'extrait sec (souvent sous forme de nébulisat) également en gélules.

Elle peut aussi être prise sous forme de décoction (faire bouillir 100 g de tiges feuillues séchées dans un litre d'eau pendant 20 minutes et filtrer) ; sous forme d'infusion (faire infuser 40 g de tiges feuillues séchées dans un litre d'eau bouillante pendant 10 mn et filtrer ; ou, pour plus de facilité, en utilisant les sachets-doses prêts à l'emploi de certaines spécialités pharmaceutiques mentionnées ci-dessous) ; et sous forme de jus de plante (en ampoules buvables ou en flacons) vendu dans les pharmacies et les magasins de diététique.

Elle est également utilisée dans de multiples préparations magistrales associant diverses autres plantes complémentaires (sous forme de décoctions et d'infusions composées, mais surtout aujourd'hui sous forme de poudres ou d'extraits secs en gélules) choisies et prescrites en fonction de chaque malade par les médecins phytothérapeutes.

L'ortie existe enfin sous forme de plusieurs spécialités pharmaceutiques phytothérapiques répondant à ses indications (seule ou en association avec d'autres plantes aux vertus complémentaires) : Arkogélules d'Ortie - Arthroflorine - Élusanes Ortie - Fitacnol - Jus d'Ortie Superdiet - LBP Ortie piquante - Tisane Hamon n°1 Diabète - Etc.

Posologie moyenne.
Les doses moyennes journalières à prendre pour les formes habituelles d'utilisation sont les suivantes :

 Poudre totale sèche micronisée en gélules : 1 à 2 g à prendre avec un verre d'eau en deux prises : matin et soir, au moment des repas.

 Extrait sec (nébulisat) en gélules : 200 à 400 mg à prendre avec un verre d'eau en deux prises : matin et soir, au moment des repas.

Décoction : surtout utilisée en usage local externe (lotion ou friction), en complément du traitement général interne, pour l'entretien du cuir chevelu et éviter la chute des cheveux.

 Infusion : boire une tasse matin, midi, et soir, après les repas.

 Jus : prendre une cuillerée à soupe ou une ampoule dans un verre d'eau matin, midi, et soir, avant les repas.

La durée du traitement est éminemment variable en fonction des troubles à traiter et de leur importance. En règle générale, il doit être poursuivi jusqu'à disparition - ou nette amélioration - de ceux-ci, ce qui implique souvent des cures de 6 à 8 semaines, à renouveler en fonction des résultats.

Préparations magistrales médicales : suivre strictement les indications mentionnées sur l'ordonnance par le médecin traitant.

 Spécialités pharmaceutiques : suivre les recommandations d'utilisation du laboratoire quant à la dose et la durée du traitement.

Remarques importantes.
- Si vous avez des orties autour de chez vous, je vous recommande vivement de mettre régulièrement à votre menu du soir un potage d'orties fraîches qui est absolument délicieux, et qui vous fera profiter par la même occasion de ses salutaires vertus. Vous pouvez également les faire cuire en les préparant comme des épinards.

- L'ortie, favorisant la sécrétion lactée, est recommandée aux femmes qui allaitent.
- Sachez aussi que l'industrie utilise énormément l'ortie pour en extraire de la chlorophylle.
- Les graines d'ortie dioïque sont parfois utilisées dans l'énurésie.

Enfin, le lamier blanc : Lamium album (encore appelé ortie blanche) qui voisine souvent avec l'ortie piquante n'a rien à voir avec celle-ci sur le plan thérapeutique. Son principe actif (un tanin catéchique) lui confère surtout une action astringente, tonique, particulièrement intéressante sur la circulation utérine, qui la fait utiliser dans les troubles des règles.

Culinaire.
A saveur plus ou moins piquante, selon les espèces. Les feuilles perdent leur caractère irritant dès qu'elles sont cuisinées ou séchées. L'ortie est délicieuse en soupe, avec des pommes de terre, du poireau ou du cresson. On la cuit souvent à l'étuvée. Ses feuilles tendres et les variétés moins piquantes peuvent être utilisées crues, hachées finement.

L'ortie n'est pas habituellement perçue en tant que légume, comme le sont par exemple l'oseille ou les épinards. Mais il en était de même de la tomate, légume-fruit si apprécié de nos jours et qui n'était pourtant considéré que comme une simple plante ornementale et toxique il y a à peine deux siècles ! Il convient donc d'inscrire dans nos mentalités l'idée que l'ortie est un légume, c'est-à-dire un végétal nutritif et surtout thérapeutique à introduire dans son mode d'alimentation habituel. Au besoin, cultivez-la dans votre potager, à l'ombre, dans un sol riche en azote et plutôt frais. Il suffit, en fin d'hiver, d'aller arracher quelques pieds dans la nature, de les couper à une dizaine de centimètres, et de les planter en veillant à ce que le sol reste humide jusqu'à la reprise. Ne fertilisez pas votre ortie, ce qui ne vous empêche pas de déposer des bouts de ferraille à ses pieds, elle condensera ainsi le fer, dont elle est gourmande, et dont votre sang peut avoir besoin, surtout si vous êtes une femme.

Pour les animaux.
L'ortie est aussi appréciée par de nombreux insectes butineurs, certains y pondent et s'y développent également, comme par exemple le vulcain et le paon du jour, qui sont de superbes papillons diurnes. D'autres s'en servent de garde-manger, comme les coccinelles (avec les pucerons) ou les oiseaux insectivores (mésange etc.). Enfin n'oublions pas les herbivores (cervidés, bétail) qui puisent dans l'ortie nombres de vitamines et sans se piquer, eux !

 

Conclusion :
Quantité d'articles apologétiques ont été écrits à propos de l'ortie, notamment dans le cadre de ses applications jardinières. Ceci n'empêche pas que les bienfaits que nous offre cette "mal aimée" qui nous aime bien quand même, restent toujours aussi peu sollicités.

~o0o~

Vous êtes convaincu et vous voulez utiliser les orties ! Un truc bien pratique lorsque l'on n'a pas de gants et que l'on ne veut pas se piquer, passez-vous plusieurs fois la main (intérieur et extérieur) dans les cheveux. C'est fait ? Alors, vous pouvez commencer votre cueillette sans crainte, allez-y, courage ! N'hésitez pas à vous repassez la main dans les cheveux au cours de la cueillette.

Il existe une association des Amis de l'Ortie (02 32 57 35 74). Un journal "Potins d'Ortie", une fête de printemps "Orties Folies".

N'oublions pas de signaler, à une époque où l'on remet en valeur les matériaux Bio et écologiques, que la tige de l'ortie est une fibre textile d'excellente qualité qui servit jadis à fabriquer cordes et toiles robustes.

 

13, impasse des Glycines
Tél. : 05.62.45.03.46
252, Place Aristide Briand
Tél. : 06.80.30.08.80

 

 

 

 

 

Glossaire Médical et Ostéopathique

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