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Ostéopathie - Ostéopathe DO
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GBL ou GHB
Le GBL ou gamma-butyrolactone est connu sous le nom de la "drogue du violeur". Molécule que l’on trouve dans certains solvants industriels et destinés à l’usage des professionnels (pour nettoyer les jantes de voiture, les peintures…).
Quand le GBL est ingéré dans l’organisme il est métabolisé en GHB ou acide gamma-hydroxybutyrique qui a un effet euphorisant puis anesthésiant. C’est pourquoi on l’utilise en médecine comme anesthésiant général puis par les sportifs comme anabolisant dans les années 1980.
GBL ou GHB, les effets sont les mêmes (euphorie, détente, vertiges, pertes de mémoire, pertes de conscience...). Ces 2 substances agissent très rapidement après avoir été ingéré, soit 10 à 20 minutes et ces effets sont augmentés s’il y a consommation d'alcool et/ou d'autres drogues. Le coma profond ou une insuffisance respiratoire sont le lot des cas les plus graves, pouvant donner la mort.
Le GBL est souvent lié à des agressions sexuelles. Il est de plus très accessible et peu coûteux.
Le GHB est sous surveillance depuis 2000 et inscrit dans la convention des Nations-Unies sur les substances psychotropes depuis 2001, obligeant les Etats membres de l'Union Européenne à contrôler cette drogue dans le cadre de leur législation, réduisant considérablement le marché du GHB.
A l’opposé, le GBL est encore trop facilement accessible car il est légalement employé dans l’industrie et donc disponibles auprès de fournisseurs commerciaux. Internet est une autre voie d’approvisionnement en produit contenant du GBL et à des prix nettement inférieurs (1 g de GBL coûte entre 0,09 et 2 euros).
Les dealers et les utilisateurs utilisent donc le GBL pour contourner la loi qui ne contrôle pas encore ce produit. On peut craindre une augmentation de sa consommation, c’est pourquoi il faut contrôler la vente de certains solvants.
La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie minimise le danger : "le GBL n'est pas un produit diffusé sur l'ensemble du territoire, ni à l'ensemble de la population. Il reste principalement utilisé par le milieu festif homosexuel". A en croire les instances officielles le nombre d'utilisateurs de GBL serait donc minime !
L'Afssaps a en 2006 proposé à la Direction Générale de la Santé d'interdire la vente de GBL au public, proposition sans suite jusqu’à aujourd’hui. D’autres pays comme l'Italie, la Suède ou bien la Lettonie contrôlent le GBL en vertu de leur législation. A l’échelle de l’Europe, le GBL et le 1,4-butanédiol (autre précurseur du GHB) font tous deux partie de la liste des substances non contrôlées, et pour lesquelles les mesures de surveillance sont fondées uniquement sur le volontariat.
A l’heure actuelle une surveillance à l'échelle nationale a été mise en place par les autorités sanitaires, parallèlement, le personnel des boîtes de nuit et des bars est sollicité à inciter leur clientèle à ne pas consommer de GBL et à faire attention à leurs verres. Certains proposent une alternative avec des verres à couvercle pour éviter l’ajout de GBL ou de GHB.
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