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Ostéopathie - Ostéopathe DO
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Incontinence urinaire
L’incontinence urinaire se caractérise par pertes incontrôlables et involontaires d’urine se produisant le jour ou la nuit. Ce n’est pas une maladie mais un symptôme dû à divers troubles physiques ou mentaux, et qui n’arrivent pas que chez les personnes âgées. Les femmes sont deux fois plus touchées d’incontinence que les hommes en raison de leurs caractéristiques anatomiques, de la grossesse et de la ménopause.
Les causes principales sont :
-Constipation.
-Incapacité à se déplacer.
-Infections urinaires à répétition.
-Accouchement vaginal.
-Amincissement de la peau du vagin ou de l’urètre après la ménopause.
-Descente de vessie.
-Problème de santé chronique (diabète, Parkinson…).
-Compression ou lésion de la moelle épinière.
-Hypertrophie bénigne de la prostate ou une chirurgie à la prostate.
-Prise de certains médicaments.
Le plus souvent il existe des solutions, surtout si le traitement débute rapidement, mais nombreuses sont les personnes qui hésitent à consulter (en raison du tabou sur l’incontinence urinaire). Si elle n’est pas traitée l’incontinence urinaire limite énormément les activités physiques, perturbe la vie sociale, sexuelle, professionnelle et augmente le risque d’infections urinaires à répétition.
Traitements possibles :
-Le traitement est différent selon la cause et la gravité de l’incontinence urinaire. Il faut avant tout traiter la maladie qui cause l’incontinence et les symptômes disparaîtront.
-Techniques comportementales : qui demandent habituellement l’accompagnement d’un physiothérapeute ou d’un kinésithérapeute ou d’une infirmière.
-Exercices de Kegel : exercices visant à renforcer les muscles du plancher pelvien par des exercices. A faire 3 à 5 fois par jours pendant plusieurs semaines. Exercice lent : contracter les muscles du plancher pelvien en maintenant la contraction pendant 10 secondes. Ne pas contracter les muscles de l’abdomen, des fesses et des cuisses. Répéter de 10 à 20 fois. Respirer calmement et relâcher la contraction pendant 10 secondes, puis recommencer.
À pratiquer de trois à cinq fois par jour. Exercice rapide : contracter et relaxer les muscles du plancher pelvien le plus vite possible pendant 1 minute. A renouveler 3 à 5 fois par jour.
-Biofeedback : permet de mieux ressentir les contractions des muscles du plancher pelvien et de mieux les contrôler. On visualise sur un écran d’ordinateur la contraction et la relaxation des muscles durant la pratique des exercices de Kegel. Cette visualisation se fait avec un senseur placé dans le vagin, elle fait prendre conscience de l’intensité d’une contraction et de sa durée.
-Electrostimulation : stimulation électrique produite par une électrode placée dans le vagin ou dans l’anus ayant pour but de tonifier les muscles du plancher pelvien. Associé au biofeedback on peut voir les contractions musculaires sur un écran d’ordinateur pour pouvoir mieux les sentir et arriver à les contrôler.
-Médicaments : certains médicaments permettent de réduire les contractions de la vessie. Utiles en cas d’incontinence par impériosité mais un des effets indésirables est la sécheresse de la bouche, incitant à boire plus.
-Cathéter : utilisé souvent en dernier recours. Tube souple, très mince relié à un sac externe. Le tube est inséré dans l’urètre permettant à l’urine d’être recueillit dans le sac que l’on videra si besoin est. Entretien minutieux et manipulation soigneuse sont demandés pour éviter les infections urinaires et les irritations de l’urètre.
-Pessaire : introduction d’un anneau rigide dans le vagin pour maintenir la vessie en place et l’empêcher de descendre. Utile chez la femme ayant une descente de vessie.
-Chirurgie : pour les cas les plus difficiles. Sert le plus souvent à maintenir la vessie en place ou à renforcer les muscles pelviens.
-Magnétothérapie : il s’agit de champs électromagnétiques pulsés dont les résultats sont prometteurs.
-Acupuncture : réduit la fréquence de l’incontinence et améliore la qualité de vie des patients. L’acupuncture est intéressante pour traiter l’incontinence urinaire d’urgence en cas de blessure à la moelle épinière.
-Techniques de relaxation : l’anxiété s’invite souvent chez une personne incontinente, la pratique d’une technique de relaxation peut être utile.
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