TAILLE FINE ET GROS MENSONGES
Pour certains chercheurs le fait de limiter les corps gras en privilégiant les produits light, mais contenant des amidons transformés à indice glycémique élevé, concours à l’épidémie d’obésité. Il faut donc consommer des graisses mais pas n’importe quelles graisses !
Quand on substitut les graisses par des glucides on constate à une augmentation des triglycérides. De même que les régimes faisant l’éloge d’un taux de graisse aussi bas que possible, on remarque alors la diminution du bon cholestérol (HDL), des acides gras essentiels, des vitamines liposolubles (A, D, E, K) et de cofacteurs.
Les acides gras sont reconnus comme étant des précurseurs de beaucoup d’hormones, vouloir supprimer les corps gras revient à diminuer la sécrétion de ces dites hormones qui jouent sur la régulation du poids, favorisant ainsi la surcharge pondérale, des problèmes gynécologique et d’autres problèmes graves de santé.
Des études démontrent qu’un régime de type méditerranéen, à base d’huile d’olive, d’huile de noix, de première pression à froid et biologique, donc fait de bonnes graisses et de qualité, est supérieur à un régime préconisant l’élimination des corps gras. L’étude comporte deux groupes d’individus, le premier groupe adopte le régime méditerranéen et le deuxième restreint leur corps gras. Résultat, après 6 mois les deux groupes perdent 6 kilos mais au bout d’un an le groupe ayant continué de consommer des graisses avaient perdu 4 kilos tandis que l’autre groupe avaient repris 2 kilos ! L’étude ne comportait pas sur la consommation de corps gras saturés (fritures, graisse animale) car ces résultats n’auraient pas pu être les mêmes avec ce genre de graisses.
La consommation plus fréquente de graisse animale, de margarine, d’acides gras raffiné ou chauffés (de forme trans), le dépôt de graisse sera plus consistante, péniblement mobilisable et privilégiant le stockage des graisses. Par contre la consommation de bonne graisse (huile d’olive, de colza…) et naturels, le dépôt de graisse dans l’organisme sera plus fluide. Cette fluidité donne une meilleure souplesse au tissu sous-cutané et la peau est plus soyeuse. La graisse humaine fondant à 17°C elle est alors fluide à température de l’organisme, par contre les graisses solides consommées ont un point de fusion plus important.
Le long de colonne vertébrale et au niveau de la nuque est localisé un tissu gras spécial de couleur brune. Spécialement bien pourvu en mitochondries, les cellules qui le composent sont spécialisées pour la production de chaleur. Les graisses brunes aident à la destruction par combustion des calories inutiles. Les obèses ont une graisse brune en dysfonctionnement. Les bon acides gras donnent de l’acide gamma-linolénique qui stimule via la prostaglandine les mitochondries de la graisse brune favorisant la normalisation du poids et ce sans régime.
Le manque de graisse fluide ou la privation de corps gras pour ne pas grossir ainsi que la consommation d’eau en grande quantité fait que nous faisons alors de la rétention d’eau car l’organisme cherche quelque chose afin de nous protéger du chaud et du froid, en final il retient ce qu’il trouve. Le souci c’est que l’eau n’est pas un isolant thermique mais un conducteur.
Pour favoriser les bonnes graisses il faut consommer (biologique de préférence) :
-des viandes, des œufs et des poissons cuits modérément et à mastiquer longuement,
-des huiles vierges de première pression à froid (olive, colza…),
-des aliments complets ou semi-complets (céréales...),
-des aliments crus (légumes et fruits),
-des sucres complets non raffinés.
Les aliments qui favorisent les graisses épaisses :
-les plats industriels déjà préparés renfermant des quantités d’additifs chimiques,
-les sucres et les huiles raffinées, les céréales raffinées (riz blanc, pain blanc…),
-les gâteaux industriels, les glaces, les produits laitiers, les produits light etc.
Parlons à présent du sucre. En un peu moins de deux siècle, notre consommation à été multipliée par 30 à 60 ! Sur certains produits, la mention « sucre » sans autre précisions signifie qu’ils renferment du saccharose (issu de la canne à sucre). La mention sucres au pluriel désigne, en plus du saccharose, tous les autres sucres (fructose, lactose, maltose…).
Donc quand un produit indique « sans sucres ajoutés » au pluriel cela veut dire qu’aucun sucre simple n’a été ajouté, mais la mention « sans sucre ajouté » au singulier veut dire que le produit peut renfermer un ajout caché de fructose par exemple. Donc les personnes qui veulent contrôler leur poids doivent être au courant de ces pratiques car le fructose pris en exemple donne autant de calories que le saccharose (4 calories/g).
Un autre facteur à tenir compte pour les personnes soucieuses de leur ligne est l’indice glycémique. L’index glycémique c’est la capacité d’un sucre à élevé de façon plus ou moins importante le taux de glycémie (quantité de sucre dans le sang). L’indice d’un aliment donne la quantité de glucose produite par celui-ci. L’échelle de cet indice va de 0 à 100.
-Supérieur à 70 nous avons un indice glycémique élevé,
-Entre 55 et 70 nous avons un indice glycémique moyen,
-Inférieur à 55 nous avons un indice glycémique bas.
Habituellement, les aliments naturels ont un indice glycémique inférieur à 70 (modéré à faible). Ce sont les aliments : pain complet et semi-complet, les légumineuses, les céréales complètes et semi-complètes (pâtes et riz), fruits et légumes entier avec leur cellulose qui a un rôle hypoglycémiant.
Les aliments à indice glycémique élevé, donc à éviter sont : hamburgers, sucre blanc, bonbons, pizzas, amidon de maïs, pomme de terre, maltose, maltodextrine, gâteau au riz, pâtes blanches, glucose, pain blanc, riz blanc, céréales du petit déjeuner, fécules de pommes de terres, miel, chips, frites, pop corn, riz soufflé, colas, sodas, biscuits industriels, maïs moderne, confitures, semoule raffinée, barres chocolatées, viennoiseries etc.
Les aliments à indice glycémique élevé favorisent l’obésité, la résistance à l’insuline et le diabète et ont un apport calorique trop grand. En particulier les sucres simples comme le saccharose, le glucose et le fructose peuvent contribuer années après années à une résistance à l’insuline. Il en résulte que les cellules des muscles, du tissu adipeux, du foie et des parois vasculaires, ne réagissent plus aux sollicitations de l’insuline, pouvant générer un taux d’insuline chroniquement élevé et le syndrome X (obésité, pré-diabète, diabète, problèmes cardiaques, hypertension, HDL trop bas, triglycérides élevés etc.). Les aliments à indice glycémique élevé poussent à en manger plus car ils sont moins pourvu en nutriments vitaux (vitamines, minéraux…) ce qui favorise l’organisme à en consommer plus pour palier ses carences.
Passons au sel ou chlorure de sodium. Dans l’industrie agro-alimentaire les industriels ont souvent la main lourde pour ce qui est du sel. Le sodium consommé en trop grande quantité favorise l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale, les calculs rénaux, les œdèmes, la rétention d’eau et la prise de poids. Des personnes peuvent prendre, dans une seule soirée, deux kilos à cause d’un repas trop salée combiné à l’alcool. Il faut savoir que 9 grammes de sel fixe un litre d’eau dans les tissus durant 24 à 48 heures !
Voyons ensuite le cas du glutamate. Le glutamate monosodium est employé par les chercheurs sur les rats pour les rendre obèses. Il est employé aussi dans l’agro-alimentaire pour stimuler la consommation de nourriture chez les personnes âgées qui comme chacun le sait ont un appétit d’oiseau. Le glutamate monosodium favorise également dans le reste de la population cette même dépendance à la nourriture avec en prime la prise d’embonpoint. On le trouve dans les soupes, les conserves, les gâteaux au chocolat…
Le grignotage est lui aussi un facteur supplémentaire d’obésité et il est source d’encrassage. Enfin, il est en contraction avec notre horloge biologique car la prise hors repas d’aliments va mettre en route la reprogrammation de la quantité et de la qualité des sucs digestifs nécessaires. Une digestion anormale s’ensuit ce qui provoque l’augmentation du processus de fermentation et de putréfaction responsable de déchets toxiques et de toxines. La flore intestinale est ainsi perturbée et cela peut donner une intoxication du sang et de la lymphe. Résulta, d’après le Dr Seignalet, on constate des pathologies d’élimination comme la bronchite, l’acné, l’eczéma, la sinusite, les maladies rénales et les affections du côlon, mais également des pathologies d’encrassage comme les rhumatismes, l’arthrose et l’arthrite, et aussi des maladies auto-immunes. |