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Végétarisme
« On est ce qu'on mange » Alice au Pays des Merveilles
Le végétarisme est une hygiène alimentaire qui exclut la consommation de toute chair animale (viande, poissons…), mais permet la consommation des produits fabriqués par les dits animaux (œufs, lait, miel etc.).
Il existe plusieurs types de "végétarisme" :
-Ovo-Lacto-Végétarisme : alimentation qui exclut la viande mais accepte la consommation de certains produit du règne animal (lait, œufs, beurre, miel).
-Lacto-Végétarien : alimentation qui exclut toutes les viandes, les œufs mais accepte les produits laitiers.
-Ovo-Végétarien : alimentation qui exclut toutes les viandes, le lait et ses dérivés mais accepte les œufs.
-Végétalisme : alimentation exclusive par les végétaux donc suppression de tous les aliments qui ne proviennent pas du règne végétal.
Les arguments en faveur du végétarisme sont divers et variés (écologiques, économiques, médicaux, spirituels, émotifs…).
Pour produire un kilo de viande de bœuf, il faut 10 kilos de céréales. De même que pour une même surface de terre cultivable on obtient 16 kilos de céréales et 1 kilo de viande de bœuf. 50 % des terres cultivables du Tiers-Monde servent à nourrir le bétail des pays riches, cause supplémentaire de famine dans ces régions, sans compter la pollution générée par ce type d’agriculture intensive. Manger de la viande est un luxe basé sur le pillage des ressources alimentaires du Tiers-Monde.
L’abus de consommation de viande est une source de cancers et d’affections cardiovasculaires en augmentation dans nos sociétés.
Contrairement aux carnivores nous avons une bouche de petite taille, une denture faite pour mastiquer, un gros estomac et un intestin long (caractéristiques nous rapprochant des herbivores et non des omnivores). En tant que primate l’homme a les mêmes caractéristiques que son proche cousin, le singe, dont l’alimentation est essentiellement le frugivorisme (fruits, baies, racines, feuilles…).
L’élevage industriel et productiviste actuel compromet notre santé en polluant l’environnement (nitrates, phosphates, plomb, pesticides etc.). La concentration en insecticides contenus dans la viande est 12 fois supérieure à celle des légumes et des céréales. Une consommation quotidienne de viande cumule donc dans l'organisme une forte quantité d'insecticides.
Avec le végétarisme on redécouvre la grande diversité des céréales, des légumineuses, des légumes et des fruits et on découvre le soja, les algues. La curiosité est essentielle à une alimentation équilibrée. De plus le végétarisme étant conforme à nos convictions de non-violence, de respect de la vie et d’économie des ressources, il est indiscutablement un facteur d’équilibre et de bien-être.
La vie se nourrit de la vie. Plantez un grain de blé, il germera. Mettez une carotte dans l'eau, un joli feuillage apparaîtra. La vie se manifeste, forte et saine. Les végétaux soutirent leur énergie directement du soleil. Ensuite vient un animal herbivore qui mange la plante. Le carnivore, en bout de la chaîne alimentaire, mange l'animal mais n'obtient qu'une fraction de l'énergie initiale captée par la plante. Pourquoi se contenter d'une énergie appauvrie et dégénérée par des transferts successifs ?
Au niveau santé des études médicales confirment que les personnes végétariennes sont statistiquement en meilleure santé que les personnes omnivores. Le régime végétarien donne de nombreux bénéfices notamment des taux moins élevés en graisses saturées, cholestérol, ainsi que des niveaux plus élevés en hydrates de carbone (glucides), fibres, magnésium, potassium, antioxydants (vitamines C et E)... Il en découle une baisse du taux de mortalité par ischémie myocardique, du cholestérol, de la pression artérielle, et des taux inférieurs d’hypertension, de diabète, de cancers, ainsi qu’une baisse de certaines formes de maladies cérébrovasculaires et de mortalité par congestion cérébrale. |